Pendant très longtemps, l’enseignement supérieur se limitait, à Maurice, au campus du Réduit, siège de l’Université de Maurice. Nombre de filières n’étaient pas proposées localement et les meilleurs étudiants, ou les plus fortunés, partaient à l’étranger… souvent pour ne pas revenir. Le paysage universitaire mauricien vit, désormais, une véritable révolution!

Quelques institutions privées, venant surtout d’Inde et de Grande-Bretagne ont joué les précurseurs, au début des années 2000, en ouvrant, à Maurice, des antennes locales visant à délivrer des diplômes jusque-là inaccessibles sur l’île. Par le biais de contrats de partenariats, notamment avec la Chambre de Commerce et d’Industrie, des écoles françaises ont pu s’implanter à Maurice pour former des promotions régionales comprenant des étudiants mauriciens et africains…

Mais depuis 2010, c’est une vraie déferlante!  Prenant acte des difficultés croissantes rencontrées par les étudiants africains pour se rendre en Europe ou aux Etats-Unis, quelques stratèges ont élaboré la notion de « Knowledge Hub » (que l’on pourrait traduire par « Pôle du savoir »). Selon ce plan de développement, soutenu à la fois par les autorités publiques et le secteur privé, l’objectif est simple: proposer Maurice comme alternative aux étudiants africains, en leur offrant des conditions administratives d’accès facilitées, un cadre de vie agréable, et des enseignements de qualité. Depuis la validation de ce concept, des campus entiers sortent littéralement de terre, comme celui de Médine, dans l’Ouest de l’île.

Et si les inscriptions africaines ne sont pas encore assez nombreuses pour considérer le pari comme gagné, les aspects positifs de cette stratégie sont déjà évidents: de nombreux instituts supérieurs, et parmi les plus prestigieux, s’implantent à Maurice, et la « fuite de cerveaux », si dommageable au pays, est, en partie, endiguée par cette nouvelle offre universitaire.

Pour ne parler que des établissements français ayant déjà créé leur antenne mauricienne (ou s’apprêtant à le faire) on peut citer l’Ecole Centrale de Nantes ou la très renommée ESSEC.

L’école hôtelière Vatel a déjà diplômé plusieurs promotions de professionnels de l’hébergement et de la restauration, au même titre que SupInfo (informatique) et l’université Paris 2- Panthéon-Assas envisage sérieusement le lancement d’une licence en droit…

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