Dans les salles de spectacle, en plein air, dans les pubs ou dans les hôtels, allez tendre l’oreille à vos artistes préférés ou découvrir des pépites insoupçonnées. Maurice regorge de talents impossibles à énumérer de façon exhaustive ici, d’autant qu’à l’heure où nous mettons sous presse, les programmations ne sont pas toutes achevées. La Gazette choisit de fêter la musique en faisant un éclairage sur un quintet et un chanteur à textes. Une différence de répertoires liés par un point commun, celui de la créativité.

Zabitan, les Rodriguais bluesmen

Ce sera la première grande scène mauricienne du groupe et cet évènement revêt suffisamment d’importance pour que l’on s’y attarde. Cinq ans après la sortie de son unique album Sega Tan’ Bluz, aussitôt épuisé, sa réédition se fera dans le cadre de la fête de la musique.

Les initiés les connaissent mais le grand public, peu. L’instant est donc indiqué pour faire connaissance avec ce groupe qui étrangement ne s’est encore jamais exporté à Maurice alors qu’il a été parmi les invités du Festival créole des Seychelles. Qui ne connaît pas les singularités du séga rodriguais basé sur un tempo rapide et l’accordéon juste à côté… Oubliez cela, car Zabitan crée la surprise en revisitant la rythmique rodriguaise traditionnelle en y associant un son blues et même rock. Complicité et joie de vivre transpirent de cette formation et pour cause, une amitié rare soude les compères depuis leur adolescence. Pour Melwin Sarangue chanteur et guitariste, Alain Colet à la basse, Bruno Brasse à la batterie, Wendel Perrine au clavier et Jean-Noël Philippe au tambour, le but n’est pas de faire partie du “star system” mais de faire partager la musique. Pour preuve, la limitation des scènes rodriguaises ne les empêchent nullement de se retrouver autant que possible pour faire de la musique ensemble.

Outre ses prochaines performances sur scène, le groupe profite d’un séjour prolongé à Maurice pour affiner ses bases dans le cadre des Masterclass dispensés au Conservatoire en semaine. Les week-ends, ils seront sur scène pour se rendre enfin visibles des Mauriciens à travers la reprise des titres de leur album, composé pour moitié de compositions originales et pour l’autre, de reprises d’airs plus traditionnels. Vous ne le regretterez pas !

Allez les découvrir :

Le 24 juin : grand concert au Conservatoire François Mitterrand, Quatre-Bornes à 20h – Rs 250 le billet en pré-vente au 59075171 et Rs 300 sur place.

Le 25 juin : au Native Lodge, à Mahébourg dans le cadre de leur concept apérothérapie à partir de 17h.

Entrée à Rs 200.

Le 2 juillet: au Kenzi Bar à Flic en Flac à partir de 18h. Entrée à Rs 200.

Nicolas Tarik Joue entre textes et rythme

Ce sera un mois de juin dense pour le jeune auteur-compositeur-interprète lyonnais. Après une série de scènes et une résidence d’artiste à la Cité des Arts à La Réunion, le point d’orgue de son actualité musicale consistera à assurer la première du concert du groupe réunionnais Grèn Sémé avec Yvette Dantier.

«Les insomnies réunionnaises », titre de sa tournée dans l’île sœur précédera de près la grande scène du 24 juin programmée au Plaza de Rose-Hill. Nicolas Tarik et Yvette Dantier, tous les deux remarqués lors des Zapéro de l’IFM se produiront pour partie en solo et pour l’autre, en duo. Les complices se retrouveront sur « La perle rare » et « C’est un garçon sage », deux chansons écrites par Nicolas pour la chanteuse. Celle-ci les interprétera sur un accompagnement au piano pour la première et à la guitare pour la seconde par Nicolas Tarik. Deux chansons d’amour, deux chansons à texte, deux chansons dites à l’ancienne et c’est justement cela qu’affectionnent les deux artistes. « J’aime sa voix, elle aime mes textes», résume simplement Nicolas. A l’issue de cette performance en duo empreinte de délicatesse et de romantisme, l’artiste promet dans son jeu en solo de surprendre son public en balançant un répertoire plus chaloupé, plus rock. Certainement le résultat du plein de rythmique et de maloya récoltés lors de sa trépidante tournée réunionnaise où il fut accompagné non des moindres : Subhash Dhunoohchand aux tablas, et le guitariste multicarte Pascal Manglou. On ne demande que cela, de la surprise.

Allez l’écouter :

Le 24 juin, concert gratuit sur l’esplanade du Plaza de Rose-Hill à 20h.

 

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