Chagall, Miro, Picasso ou encore Soulages ont toute son admiration. Celui dont la motivation première vise à faire découvrir l’art et ses beautés, expose plus de cent oeuvres dans ses deux galeries du Prince Maurice et de Anahita. Elles se tiennent à disposition de l’appréciation des amateurs comme des moins avertis mais néanmoins curieux de pénétrer un monde perçu peut-être comme mystérieux.

Dix-sept artistes internationaux sont exposés dans les deux galeries Adamah Fine Arts fondées par l’amoureux des arts qu’est Serge Patetta. Et ces peintres et sculpteurs ne font pas partie des moindres. Car si au beau milieu de l’océan Indien le galeriste permet de découvrir et d’admirer des œuvres de facture exceptionnelle, leurs créateurs sont pour le moins des habitués de grandes galeries d’art européennes et américaines. Il s’agit tout bonnement du concept d’Adamah Fine Arts, celui d’exposer des artistes d’envergure internationale, une place vacante et qui restait à prendre à Maurice. Après le bon accueil réservé à sa première galerie de Anahita lors de son ouverture voilà deux ans et demi, Serge Patetta a fait migrer une partie des œuvres d’art vers le Prince Maurice où il a ouvert une seconde galerie, au caractère plus intimiste car de plus petite superficie, en juin dernier.

 

L’émotion comme point de départ

Pour le plaisir des Mauriciens, celui des expatriés et des vacanciers, l’ex-galeriste de Monaco a ramené sous les latitudes mauriciennes des œuvres d’artistes dont il a l’exclusivité de représentation dans tout l’océan Indien.

« Je me souviens avoir acheté ma première oeuvre sur un coup de cœur avec mon premier salaire à Saint-Paul de Vence, un dessin à la gouache et à l’encre de Chine sur papier Canson signé Manjapan, un artiste aujourd’hui remisé aux oubliettes, ce qui ne m’empêche pas d’apprécier toujours autant son dessin que j’ai conservé », introduit le galeriste.

Car toute association, toute histoire entamée avec un artiste commence par l’émotion procurée par une de ses œuvres, le grain, la patte qui la caractérise.  « Tout part de l’émotion, placée au dessus de la culture livresque ou d’un prix. Si les pièces choisies pour la galerie le sont d’abord parce qu’elles me procurent de l’émotion, deux autres points sont néanmoins déterminants pour exposer chez Adamah Fine Arts.Il s’agit de l’appréciation que j’aurai sur la qualité du travail d’un bronze, d’une toile et de la cote de l’artiste » explique-il. Issu d’une famille niçoise versée dans les arts, Serge Patetta a depuis son enfance laissé son âme vagabonder sur des airs d’opéra et dans l’atmosphère ouatée des musées fréquentés assidument. Mais l’art se fera désirer quelques années avant qu’il ne se place au tout premier plan de sa vie professionnelle.

Car il sera d’abord chef d’entreprises spécialisées dans les produits cosmétiques et diététiques à Monaco, avant d’embrasser la passion de sa vie en ouvrant dans la même principauté sa première galerie, DML Fine Arts. A Maurice aujourd’hui, Adamah Fine Arts peut se targuer d’être la seule galerie à se positionner sur une offre aussi étoffée et à présenter les travaux d’artistes cotés.

Les bronzes à la rondeur généreuse de la Péruvienne Mariela Garibay, les surprenantes sculptures ailées de Jorge Marin, les toiles à l’encre de chine aussi belles que mélancoliques de Jean-François Debongnie, les toiles chargées de matière de Mylène May, les sculptures puissantes et tourmentées de Jacques Van den Abeele s’exposent aussi à Paris, Hong Kong, Miami et Singapour. Vendues ici entre 15 à 20% de moins que le prix du marché, les œuvres peuvent être aisément achetées par les vacanciers, car emballées par les soins de la galerie pour une expédition aux quatre coins du monde. 

 

Un festival d’art contemporain pour fin 2018

Les toiles empreintes de spiritualité d’Yves Cass, les pièces colorées et dérivées de la technique du Raku de Marina Latta, artistes dont il est agent depuis sa galerie monégasque, et celles des autres, ont fait de la place depuis septembre pour accueillir les trois derniers artistes choisis par Serge Patetta. Le Français Louis Treserras et ses magnifiques portraits féminins, des toiles dont la patine à la délicatesse inouïe renvoie aux techniques des maîtres hollandais, Michel Calvet reconnaissable à la vivacité des couleurs employées sur ses toiles et la Norvégienne Berit, créatrice de petites filles en bronze au visage auréolé de mystère constituent les trois dernières « recrues » des dix-sept signatures d’Adamah Fine Arts.« 80% des œuvres appartiennent à la galerie qui ne fonctionne pas sur le principe du dépôt comme c’est l’usage, car je les achète directement aux artistes » précise celui qui s’est solidement placé sur la rampe de lancement des mille et un projets. Parmi eux, le galeriste évoque la création d’une troisième Adamah Fine Arts à Johannesbourg dès l’année prochaine, un festival international d’art contemporain, tenu aux même dates qu’un festival de musique classique, dont Serge Patetta est également amateur et qui sera porté par une pointure dont le nom sera révélé au moment opportun, fin 2018. Des évènements n’ayant pas leur équivalent ici et pro-mettant de véhiculer beauté et qualité.

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