Passionnée par la décoration et l’architecture depuis toujours, Sandrine Fanchette a réalisé son rêve de jeune fille. Elle est, aujourd’hui, avec son époux, à la tête des enseignes Roche Bobois à Maurice, Cape Town et bientôt à Johannesburg. Businesswoman invétérée et spécialiste en décoration d’intérieur haut de gamme, elle nous parle de son parcours, de sa famille, (beaucoup) de son travail et de ses rêves.

Sandrine Fanchette est une bosseuse. Perfectionniste à souhait, elle aime que les choses soient bien faites ou pas du tout ! Ainsi, elle ne fonce pas la tête baissée, mais prend le temps d’analyser la situation et agit au bon moment. Quand on lui dit qu’avec le groupe Vivere et les magasins Mobalpa et Roche Bobois, elle a créé une petite révolution dans le créneau de l’équipement de la maison à Maurice, elle répond tout simplement que « nous avons eu de la chance, surtout ».

Pourtant, représenter le leader mondial de l’ameublement haut de gamme, Roche Bobois, à Maurice et en Afrique du Sud, est bien ce que l’on pourrait qualifier d’un « sacré tour de force ». D’ailleurs, elle n’aime pas trop cette locution pour qualifier son parcours.

Un parcours à l’international

Flashback. Après le BAC, Sandrine, opte pour le commerce international. Ce qui l’a conduit à Barcelone et à San Francisco où elle rencontre son futur mari,
Bernard Fanchette. Après leurs études, le couple s’installe à l’île Maurice pendant environ trois ans.

Bernard fait carrière dans la vente de meubles et d’électroménagers, tandis que Sandrine trouve son épanouissement professionnel dans le secteur du textile. Leurs engagements professionnels les mènent à Madagascar. Ils y restent sept ans, avant de mettre le cap sur l’Indonésie. Ce périple leur permet de baigner dans différentes cultures et d’affûter leur sens artistique.

Le grand bond

En 2007, le couple décide de poser ses valises à Maurice. Les Fanchette veulent mettre leurs expériences dans l’ameublement au profit des Mauriciens. Il semble que ce n’était pas de la folie, mais du génie. « Nous sommes arrivés au bon moment à l’île Maurice où le marché était en pleine expansion. Les taxes douanières avaient baissées, les goûts des clients évoluaient pour des demandes plus qualitatives, des produits plus design. » Cette même quête de qualité, pousse Sandrine à reprendre ses études. Elle décroche une licence en décoration intérieure en France. Il faut dire qu’elle avait longtemps hésité à le faire après le BAC. « La vie est bien faite. Maintenant, je combine le commerce et la déco à longueur de journée. »

Les portes du succès

Avec Vivere Living, Sandrine a eu le temps d’analyser l’évolution du marché et de rapidement s’adapter aux demandes de la clientèle mauricienne. C’était le moment de passer à la vitesse supérieure. « Après quelques années à meubler, souvent, les maisons des clients d’A à Z , il était normal et naturel que nous approchions une marque de cuisine, salles de bains, dressing, pour compléter notre offre de produits. Le choix était simple. Nous ne voulions pas transiger sur la qualité, ni la technologie. » Séduits par les valeurs du groupe Mobalpa, le couple les approche et l’aventure commence très rapidement.

En 2012, Sandrine et Bernard sentent qu’il est temps de se tourner vers le très haut de gamme et du luxe.

« Roche Bobois était un vieux rêve depuis mon enfance. J’ai toujours aimé cette marque, qui a une image de luxe et glamour, mais aussi de produits de très grande qualité. Nous avons attendu quelques années, car il fallait que le marché soit prêt… Là encore, l’approche a été très simple, amicale et rapide. Je pense que l’important dans tout cela c’est la passion du métier, des produits, des marques. »

L’aventure africaine

En 2015, les Fanchette mettent le cap sur l’Afrique du Sud. « Nous adorons l’Afrique et nous avions déjà vécu à Madagascar. Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert Cape Town et j’ai eu un coup de foudre ! C’était San Francisco, avec le côté exotique de l’Afrique en plus. Je savais que j’y reviendrais un jour, mais nous avions besoin d’un projet viable. »

Ce sera la réussite de Roche Bobois qui les y mènera à nouveau. « Le succès de Roche Bobois à l’île Maurice nous a conforté dans l’idée que c’est un magasin Roche Bobois que nous devions ouvrir en premier à Cape Town. Gilles Bonan, le président du directoire du groupe ainsi que son équipe nous ont beaucoup aidés. Ils rêvaient de s’implanter en Afrique du Sud depuis plus de 10 ans, mais n’avaient jamais rencontré le partenaire idéal pour mener le projet à bien localement. »

L’enseigne n’a pas eu tort de faire confiance à Sandrine. Le premier magasin sur le continent a si bien fonctionné, que le couple lance une deuxième succursale à Johannesburg en août 2017.

Sandrine Francehtte

Encore plus de rêves

Sandrine est la mère de deux adolescentes. Ambre a 13 ans, elle veut être Chef et vit pour la cuisine. Morgane, l’aînée, à 17 ans. Elle passe la première partie du BAC cette année et exerce comme maître nageur/sauveteur pour la ville de Clifton durant le week-end. Alors, plutôt mère poule ou mère indépendante et pondérée?

« Un mélange des deux, je suppose, mais pondérée pas sûre ! Nous essayons de passer le maximum de temps ensemble. J’ai deux filles fantastiques qui sont des passionnées aussi. L’une est écologiste militante et l’autre, végétarienne. Deux caractères ! Un pur plaisir. Je suis très fière d’elles. »

Elle nous avoue qu’il n’est pas toujours facile de concilier le rôle de femme d’affaires, d’épouse et de mère. « Je cours dans tous les sens et toute la journée. Je rêve souvent de journées de 48 heures, mais c’est très stimulant. J’ai la chance d’avoir autour de moi des amies précieuses formidables qui sont de beaux exemples que tout est possible : réussir de fantastiques carrières, avoir des enfants épanouis et brillants et garder du temps pour faire la fête entre copines. Il faut être ouvert à tous et rester positive. »

En matière de projets personnels, Sandrine en a plein les tiroirs. « Quelques beaux voyages en perspective, notamment en Afrique et particulièrement la Namibie. Un rêve familial, nous aimerions acheter un tout petit vignoble en Afrique du Sud pour nous en occuper le week-end. »

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